Chronique #3 : La trilogie Fifty Shades – E.L James

L’histoire : Anastasia (Ana), étudiante à l’université, remplace son amie Kate, malade, pour aller interviewer le (très) séduisant Christian Grey, PDG de l’entreprise du même nom. Très vite, une relation assez « spéciale » va se tisser entre eux, entre passion et sentiments naissants, qui va les bouleverser et leur faire vivre une série d’évènements qui va plus que jamais les rapprocher.

3 tomes : Fifty Shades of Grey, Fifty Shades Darker et Fifty Shades Freed.

Succès littéraire (en tout cas en terme de ventes) de cet été, la trilogie Fifty Shades a déchaîné les critiques.

J’ai été curieuse de savoir pourquoi autant de « tapage médiatique » autour de cette trilogie, alors je n’ai pas pu résister, et à mon retour de vacances, je craquai et m’achetai le premier tome (en VO), pour finir par lire les deux autres en ebooks. La sortie de la version française est prévue en octobre.

A mon avis, Fifty Shades n’est pas une grande histoire, n’est pas très bien écrit, bref, pour moi les critiques sont justifiées. Entre les jurons qui sont récurrents, l’ « inner goddess » (l’équivalent de la conscience / libido d’Ana) qui fait son show pendant les 3 tomes et qui se révèle parfois énervante, l’écriture n’est pas très recherchée, les personnages (en dehors du couple phare), peu fouillés et donnant l’impression de faire de la figuration…

Au milieu de toutes ces critiques, y-a-t-il un (ou des) point(s) positif(s) à lire la trilogie Fifty Shades ?

Mmmhh… Difficile de dégager des bons points, mais je vais cependant tenter d’en trouver… Une plongée dans le monde des pratiques SM, pour mieux comprendre ce qui poussent certains à trouver du plaisir dans la douleur ? Oui ça pourrait. En tout cas ça donne des pistes, mais bon… Je ne pense pas que l’auteur se soit donné un tel mal en écrivant ses romans.

On pourrait argumenter en disant que les personnages d’Ana et de Christian évoluent et deviennent un peu moins « gnan-gnan » entre les différents tomes, quoi que… On passe de l’amour « bestial » à plus de « douceur », mais le tout reste cru.

Malgré tout, on trouve des ingrédients qui font que l’on arrive à s’accrocher à l’histoire (au-delà de la relation entre Ana et Christian) : de l’action, même si parfois les évènements sont un peu « gros » et exagérés, les différents échanges de mail, assez amusants, et soyons honnêtes, notre coeur de midinette fait que l’on a envie de savoir si Ana et Christian vont réussir à survivre à tout ce qui leur tombe dessus.

En conclusion, Fifty Shades est un assez bon « guilty pleasure », qui aborde un thème qui n’est pas nouveau, qui pêche sur de nombreux points, mais qui se lit sans (trop) de difficultés si on n’est pas trop exigent en terme d’écriture.

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